B9716468930Z.1 20180729084521 000G31BP240O.1 0Le Sunday Times a révélé, dimanche 29 juillet, que le Qatar aurait mené des "opérations noires" pour discréditer les dossiers de candidature de ses rivaux pour l'attribution du Mondial 2022. L'émirat n'a pas tardé à rejeter en bloc ces accusations.

D'après le journal britannique, le comité d’organisation du Qatar aurait payé une agence de relations publiques ainsi que d’anciens agents de la CIA afin de relayer des « fausses informations » concernant ses rivaux lors de la campagne pour l'attribution de la Coupe du monde 2022. A l'époque, Doha était en concurrence avec l'Australie, le Japon, la Corée du sud et les Etats-Unis. Ces méthodes douteuses sont contraires aux règlements de la FIFA qui interdit aux pays candidats de colporter de fausses rumeurs sur d'autres membres dans le but d'avantager un dossier.

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emirlondonCredit : ArabianBusinessLes relations entre Londres et Doha sont au beau fixe. La toute récente visite de l’émir du Qatar à Londres a été l’occasion de renforcer la coopération dans différents domaines. Pendant l’entrevue entre la Première ministre britannique, Theresa May et cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, le 24 juillet, un rassemblement contre la venue de l’émir devait se tenir devant le 10 Downing Street. Avant de tomber à l’eau faute de participants, la presse britannique a révélé que ceux-ci devaient être payés pour y prendre part. Précisions.

Le Qatar et le Royaume-Uni entretiennent d’excellentes relations. Chaque année, leurs échanges commerciaux et investissements s’élèvent à environ 5.5 milliards d’euros. La coopération entre les deux pays porte sur le plan militaire mais est aussi prolifique dans les domaines de l’éducation, des sciences et des technologies ou encore sur le terrain sportif et culturel.

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imageLe Mondial en Russie vient de se terminer et place désormais à celui du Qatar. Organisé dans quatre ans et présenté par l’émir Tamim comme celui de « tous les Arabes », cette édition aura à relever de lourds défis.

À l’occasion d’une cérémonie organisée dimanche 15 juillet au Kremlin, le chef d’Etat russe Vladimir Poutine a remis un ballon officiel de la Coupe du monde à l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.

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1112704 prodlibe mohammed vi et mohammed bin salman bin abdulaziz al saoud a l elyseeLe journal Libération a publié une tribune sur l'Arabie Saoudite signée par trois personnalités dont le directeur de L'Observatoire du Qatar. Ils y dénoncent le manque de clairvoyance de certaines élites françaises sur la prétendue "révolution" qu'entreprendrait le nouveau pouvoir saoudien à l'heure de l'effroyable guerre au Yémen et du durcissement autoritaire à l'oeuvre au sein de la monarchie notamment vis-à-vis des militantes féministes. Cette contribution paraît au lendemain de la réunion en trompe l'oeil tenue à Paris et voulue par l'Elysée et Riyad sur la situation humanitaire au Yémen. 

Extrait de la tribune : "Sur le plan régional enfin, est-il utile de rappeler que le régime joue un rôle moteur dans la déstabilisation d’une grande partie du Moyen-Orient ? Le soutien aux groupes islamistes en Syrie commence à se tarir. Mais à Bahreïn, ce sont ses troupes d’occupation qui, depuis sept ans, maintiennent à bout de bras la monarchie sunnite des al-Khalifa qui a failli être renversée par un mouvement populaire exigeant plus de justice sociale. Depuis, la majeure partie de la population de l’archipel vit sous la loi martiale avec arrestations arbitraires, interdiction des partis politiques, blocus total contre les villages «dissidents» et déchéance de nationalité au quotidien… Au Yémen, guerre voulue et déclenchée par MBS alors qu’il était ministre de la Défense, le massacre se poursuit en silence et le pays, après une épidémie de choléra, est menacé par la famine. La situation ne fait aujourd’hui qu’empirer avec l’assaut violent ordonné il y a quelques jours par les troupes saoudiennes et émiriennes sur le port d’al-Hodeida par lequel arrive la majeure partie des importations et de l’aide internationale."

Pour lire l'intégralité de la tribune, c'est à ce lien : http://www.liberation.fr/debats/2018/06/28/arabie-saoudite-une-dictature-acceptable_1662569 

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maroc2026Credit : LogoÀ la veille du match d’ouverture de la Coupe du monde de football, l’Arabie saoudite s'était fait remarquer par un vote en faveur des États-Unis pour l’organisation du Mondial 2026. Depuis, le torchon brûle entre Riyad et Rabat.

Mercredi 13 juin, le vote de la FIFA a scellé le sort de la candidature marocaine à l’organisation de la Coupe du monde 2026 face à celle du trio nord-américain « United 2026 » composée des États-Unis, du Mexique et du Canada. 

Au terme du scrutin, Rabat n’a pu compter que sur 65 voix, loin des 134 raflées par son concurrent. Pourtant réputée proche du Maroc, l’Arabie saoudite a finalement voté pour son fidèle allié américain, provoquant une onde de choc au royaume chérifien ainsi que dans le reste du monde arabe.

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sultan qaboos sheikh khalifaLe discret Sultanat d’Oman monte au créneau face aux provocations des Emirats arabes unis suite à l’affichage, en janvier dernier par le musée du Louvre d’Abou Dhabi, d’une carte litigieuse. Celle-ci, accrochée dans la partie du musée réservée aux enfants, avait présenté la région omanaise de Musandam comme appartenant au territoire émirien. Depuis, les Omanais ont pris une série de mesures de rétorsion à l’encontre de leur turbulent voisin.

L’épisode du musée du Louvre qui avait fait grand bruit dans la presse internationale il y a quelques mois n’a pas encore fini de faire parler de lui. Considéré par de nombreux internautes comme sciemment prémédité, ce révisionnisme géographique semble avoir fait sortir de ses gonds un acteur majeur de la médiation dans la région du Golfe.

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maxresdefaultOlivier Da Lage is the Editor-in-Chief of the radio station RFI. Considered one of the best experts in the Gulf region where he lived for three years (more precisely in Bahrain), he is the author of several books on the subject such as "Qatar, the new masters of the game", (collective work), Demopolis, 2013, "Thirty years that shook the Persian Gulf, Éditions du Cygne, 2011" and "Geopolitics of Saudi Arabia”, 2nd edition, Complexe, Brussels, 2006. He is also a specialist in India and has just published "India, Desire for Power", Armand Colin, 2017. He agreed to answer questions for L’Observatoire du Qatar.

You said last Monday evening at the conference on the crisis in the Gulf held in the French Institute for International and Strategic Affairs (IRIS), Paris, that the withdrawal of the United States from the Iran nuclear deal was responding to a "plot". Could you clarify your own position on that?

Even a successful plot, I would say, which had been implemented by the coalition formed by Israel, Saudi Arabia and the United Arab Emirates. Saudi Arabia had discovered very late the existence of secret negotiations between Iran and the Obama administration extending over many months in the Sultanate of Oman, without Riyadh having been informed.

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pourquoi le Conseil de cooperation du Golfe CCG pourrait se briserOlivier Da Lage est rédacteur en chef à RFI. Considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de la région du Golfe où il a vécu trois années (Bahreïn), il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la question comme "Qatar, les nouveaux maîtres du jeu", (ouvrage collectif), Demopolis, 2013, "Ces trente ans qui ébranlèrent le golfe Persique, Éditions du Cygne, 2011" et "Géopolitique de l'Arabie saoudite, 2e édition, Complexe, Bruxelles, 2006". Il est également spécialiste de l'Inde et il vient de publier "L'Inde, désir de puissance", Armand Colin, 2017. Il a accepté de répondre aux questions de L'Observatoire du Qatar. 

Vous disiez lundi soir lors d’une conférence sur la crise dans le Golfe organisée à l’IRIS que le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien répondait à un « complot ». Pourriez-vous préciser votre pensée ?

Et même un complot qui a réussi, mis en œuvre par la coalition formée par Israël, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. L’Arabie Saoudite avait très tardivement découvert l’existence de négociations secrètes entre l’Iran et l’administration Obama s’étendant sur de nombreux mois au sultanat d’Oman, sans que Riyadh en ait été averti. Oman paie aujourd’hui encore le ressentiment saoudien d’avoir été tenu à l’écart d’une négociation que l’Arabie désapprouvait de toute façon.

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IMG 20180531 WA0047Un an après l'éclatement de la crise autour du Qatar, une conférence-débat se tiendra au club de la presse européenne de Bruxelles. En présence de plusieurs spécialistes, l'évènement fera le point sur la situation dans la région du Golfe.
 
Présentation de la conférence-débat : "Un an après le début de la crise dans le Golfe : quel bilan pour la région et quelles perspectives de sortie de crise?"
 
La dernière en date des “crises du Golfe” est née de l’embargo imposé le 5 juin 2017  à l’émirat du Qatar par plusieurs de ses voisins. Elle va bientôt entrer dans sa deuxième année. Alors que nombre de défis régionaux, du bellicisme israélien à la poussée hégémonique de l’Iran, devraient les pousser à la cohésion, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn, suivis par l’Egypte, se sont efforcés, sans beaucoup de succès, de crédibiliser contre leur ancien partenaire qatari des accusations de “soutien au terrorisme”.
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1790667 2018fwc cl POS CBG HÉclairages du directeur de l'Observatoire du Qatar pour le magazine "So Foot" sur l'acte de piraterie digital dont a été victime le groupe BeIN Sports par des hackers d'Arabie Saoudite.

Pour rependre l'expression du journal Le Monde, cet acte de piraterie relève d'une "opération de sabotage, d’une ampleur jamais vue dans l’histoire de la télévision".

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