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tamimmacromCredit : La Tribune Pour la troisième fois en moins d’un an, Emmanuel Macron et l’émir Tamim vont se rencontrer. Ce nouveau rendez-vous illustre la bonne santé des relations bilatérales, en même temps qu’il indique l’échec des pays du blocus à isoler le Qatar. 

La relation entre la France et le Qatar semble donner raison à l’adage vieux comme la naissance des États-nations selon lequel « les gouvernements passent mais les intérêts demeurent ». 

Poussée à son paroxysme par Nicolas Sarkozy, maintenue vive sous François Hollande (l’affichage en moins), la collaboration entre Paris et Doha n’a pas décru sous l’ère macronienne. 

Portée par un ministre des Affaires étrangères connu pour faire de la signature des contrats commerciaux et militaires l’une des pierres angulaires de sa diplomatie, la diagonale bilatérale a même profité de l’éclatement de la crise dans le Golfe pour maximiser ses gains et étendre son champ d’application.

ob dea71b yemen aden eauCes dernières semaines, la presse arabe bruissait d’informations sur l’occupation de l’île yéménite de Socotra par les Emirats. L’avenir de ce territoire pourrait sonner le glas de la coopération entre Riyad et Abou Dhabi dans la guerre meurtrière que les deux monarchies mènent au Yémen.

Depuis quelques semaines, un bras de fer médiatico-géopolitique se trame en marge de la guerre du Yémen. Au delà du martyr dont est quotidiennement victime le peuple de l’un des pays les plus pauvres de la planète, c’est à un îlot situé à 350 kilomètres que l’une des partitions les plus importantes du conflit se joue actuellement.

2018 03 15t160120z 1571759487 rc15be4ca060 rtrmadp 3 egypt politics 1 0Credit : RFISans surprise, l’élection présidentielle en Égypte a donné une large victoire au maréchal al-Sissi qui se voit reconduit pour un second mandat. Adoubé par l’Occident, ce simulacre de scrutin ne doit pas faire oublier que le pays s’enfonce dans un avenir des plus incertains.

Il est loin le temps où l’Égypte vivait une période révolutionnaire qui mettait à bas la dictature de Moubarak vieille de trente ans. Il est loin le temps où, en ces journées de janvier/février 2011, le peuple du Caire descendait dans les rues clamer son ras-le-bol de l’autoritarisme et son désir d’écrire une nouvelle page faite d’ouverture démocratique et d’embellie économique.

738 000 sm6okCredit : France cultureCela fait désormais trois ans jour pour jour que la guerre au Yémen a débuté. Malgré les déclarations grandiloquentes des responsables de la coalition arabe, le conflit s’est transformé en véritable Vietnam moderne pour Riyad et ses alliés.

Dans l’esprit de ses initiateurs, la guerre au Yémen débutée fin mars 2015 ne devait durer que quelques semaines. Confiant dans sa force de frappe et souhaitant démontrer à la face du monde sa capacité à asseoir son leadership sur la péninsule arabique qu’elle considère comme son pré-carré inviolable, l’Arabie Saoudite fanfaronnait à l’heure où de substantiels changements s’opéraient au plus haut niveau de sa hiérarchie dynastique.


a1520229852Credit : YoutubeC’est un documentaire qui dévoile l’envers du décor de la tentative de coup d’Etat mené contre la famille régnante du Qatar en 1996. Diffusée récemment par la chaîne al-Jazeera, cette enquête minutieuse présente un intérêt particulier à l’heure où la dynastie des al-Thani est de nouveau fortement contestée par ses voisins. Focus.


Il a fallu de longs mois au journaliste Thamer al-Misshal et à son équipe pour recouper les informations, témoignages inédits et documents confidentiels avant de finaliser ce documentaire qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Retransmise en deux parties de 50 minutes chacune respectivement les 4 et 11 mars, l’enquête diffusée dans le cadre du programme hebdomadaire intitulé « Ma khafiya a’dham » ("Ce qui est caché est pire") jette un regard nouveau sur un épisode qui a durablement marqué la scène du Golfe du milieu de la décennie 1990.

2018 03 07t161049z 327751141 rc146b7fedb0 rtrmadp 3 britain saudi 0Très attendue, la visite du prince saoudien à Londres a finalement sonné comme un échec. Du fait de l’implication de Riyad dans la coûteuse guerre au Yémen, de nombreux milieux ont protesté contre ce déplacement jugé malvenu.

Cela devait apparaître comme l’une des expressions de la nouvelle dimension internationale d’un prince héritier qui ambitionne un jour de régner sur la première puissance pétrolière au monde. Cela s’est transformé en procès de la politique régionale saoudienne conspuée pour son amateurisme et sa brutalité.

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