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OM, Rennes et Nice – Les clubs européens et français sont de retour dans la boîte du désespoir

C’était l’été dernier. en août. Il n’en reste plus que quatre. Quatre des demi-finalistes de la Ligue des champions, dont la moitié représente fièrement la Ligue 1. On n’avait pas vu ça auparavant, et la France avait des raisons d’inviter, même si le Bayern finissait par saboter les ambitions de Lyon puis de Paris. Quoi qu’il en soit, ce joli suspense nous a plongés dans cette année gâtée. Ne pas savoir si c’est un point de départ ou un simple flirt d’été sans lendemain. Quatre mois plus tard, la réponse est définitive et ramène la Ligue française et ses deux Coupes d’Europe mineures à leur véritable état: le statut de nain européen.

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La déception est encore plus grande là où les espoirs sont grands. Pour accompagner les finalistes parisiens, la Ligue 1 a promu l’OM et l’ADN européen sur le Vieux Continent, incubant Lille et l’arrivée des aspirants Rennais et Niçois, puissances montantes en France avec le soutien de contributeurs actifs. Mais les supposées locomotives du football français ressemblaient à une chargeuse-pelleteuse à la fin de l’année. Enfin, il n’y en aurait que deux pour franchir le cap de la phase de groupes qui semblait accessible à tous après un tirage au sort facile.

Locomotives rétrocaveuses

Depuis 2005 et le début de la phase de groupes de la Coupe UEFA, prédécesseur de la Ligue européenne, la Ligue française a connu sa pire année (avec 2013/2014 et 2019/2020), avec seulement deux survivants. Cela le place au niveau de l’Ukraine ou de l’Autriche, derrière le Portugal (3) et surtout à des années-lumière des géants anglais (7), espagnol (7), allemand (6) ou italien (6). Le fait qu’ils ne se battent pas avec des clubs éprouvés depuis des années n’est pas tristement célèbre. Mais Rin terminera sa campagne à l’ombre de Krasnodar et de Marseille à l’Olympiacos et à Nice, loin du Slavia Prague et même de l’Hapoel Beersheba, ce qui est peut-être le plus inquiétant.

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Patrick Vieira après la lourde défaite de Nice à Leverkusen en C3 (2-6).

Crédits: Getty Images

Avec 16 points gagnés en 18 matches de Ligue des champions, la France a créé son plus bas total puisqu’elle peut épingler trois clubs en C1. Avec une moyenne de 0,89 point (le neuvième total en Europe derrière les clubs belges, néerlandais et ukrainiens notamment), il a le pire pourcentage depuis 1986/1987 dans la compétition du Queen’s Club. Les deux seules équipes de C1 à ne pas marquer un seul but dans le match cette saison, Rennes et Marseille, les ânes bonnets de leur groupe, symbolisent les limites du football français à un très haut niveau.

Pendant 10 ans, il a fallu des générations spontanées à Monaco en 2015 (Martial, Kondogbia) ou 2017 (Mbappé, Mendy, Fabinho, Bernardo Silva) ou à l’Olympique de Lyon, avec des traditions européennes bien établies, pour soutenir le Paris Saint-Germain le 8. Tous les autres (Lille, Marseille, Rennes, Nice, Montpellier) ont échoué. Souvent, comme cette année, sans gloire. Et la France n’a pas pu trouver cette troisième puissance, derrière le PSG et l’OL, stable dans ses résultats et capable de la remonter sur les traces des meilleurs pays d’Europe.

Merci Neymar, Galtaire et Campus

Le pays qui a remporté la Coupe d’Europe à deux reprises, se nourrit des illusions symbolisées par l’expression «Les cinq grands championnats d’Europe», qui ne fournissent aucun service, et cette version les ramène à la réalité. Heureusement pour elle, le Paris Saint-Germain prend sa place. Il a souffert plus que d’habitude, mais Neymar reste une valeur refuge. Un des rares championnats de France à pouvoir s’accrocher. Tout comme Christophe Galtier et Luis Campos. Le premier gère de manière exquise la main-d’œuvre bâtie par le second.

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Depuis plusieurs saisons, la Ligue 1 doit beaucoup à Campos, dénominateur commun des belles sagas monégasques (2015, 2017) et au début passionnant de la saison lilloise. La victoire éclatante du Nord sur l’herbe indomptable de Milan reste la seule réussite française de l’automne européen. Le match du Paris Saint-Germain à Manchester est identique aux standards parisiens, mais au moins il est autorisé à offrir sa part d’émotion au cœur d’un automne très sombre. Nous devons nous en contenter et espérer des jours meilleurs. Combattre la mort et l’évidence.

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