La Cour suprême de France met en lumière la carte de santé COVID-19 de Macron

La Cour suprême de France met en lumière la carte de santé COVID-19 de Macron
Photo : AFP
  • La France avait déjà demandé depuis le 21 juillet des autorisations sanitaires pour entrer dans les musées, les cinémas et les piscines.
  • À partir du 9 août, la règle sera étendue pour inclure les restaurants, les bars, les cafés, les grands centres commerciaux et les trains longue distance.
  • Les opposants à la loi accusent Macron d’atteinte aux libertés et de discrimination à l’encontre des personnes non vaccinées.

PARIS : La plus haute juridiction de France a confirmé une nouvelle loi obligeant le public à obtenir des permis de santé pour accéder aux bars, restaurants et agents de santé pour se faire vacciner contre le COVID-19 d’ici la mi-septembre, affirmant qu’elle était conforme à la charte fondatrice de la république.

La législation, qui a été rédigée alors que la France s’attaque à une quatrième vague d’infections dirigée par une variante delta, va plus loin que la plupart des autres pays européens en adaptant les activités de la vie quotidienne à la certification des vaccins ou à un récent test COVID-19 négatif.

La France avait déjà demandé depuis le 21 juillet des autorisations sanitaires pour entrer dans les musées, les cinémas et les piscines. À partir du 9 août, cela sera étendu aux restaurants, bars, cafés, grands centres commerciaux et trains longue distance.

Pendant ce temps, les agents de santé doivent être vaccinés d’ici la mi-septembre ou être suspendus au moins jusqu’à la mi-novembre.

Macron a révélé ses plans pour la législation en juillet avec un message simple : Get the shot.

Le taux de vaccination a bondi alors que les gens étaient confrontés à la perspective d’être privés des plaisirs quotidiens. Un sondage réalisé par Elabe a montré qu’une majorité de Français est d’accord avec les exigences du permis sanitaire.

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Mais les opposants à la loi accusent Macron d’atteinte aux libertés et de discrimination à l’encontre des personnes non vaccinées.

“C’est frustrant. J’avais l’impression que ça allait arriver, mais c’est toujours un succès”, a déclaré jeudi une employée de l’administration hospitalière, Nathalie Joyot, lors d’une manifestation de bas niveau.

Joyot a déclaré qu’elle ne voulait pas de vaccin COVID mais s’est interrogée sur les options qui s’offraient à elle. “Je ne peux pas avoir de salaire”, a-t-elle poursuivi.

pression sur les hôpitaux

Mais le Conseil constitutionnel, dans son arrêt de jeudi, a abrogé plusieurs dispositions de la loi. Elle a déclaré que la quarantaine obligatoire de 10 jours pour toute personne testée positive pour COVID-19 touche les libertés.

Il a également statué que si les employeurs peuvent suspendre les agents de santé et les travailleurs de première ligne qui refusent de se faire vacciner contre le COVID-19 ou présentent des preuves d’un test négatif, ils ne peuvent pas licencier les travailleurs avec des contrats à court terme.

Macron a dénoncé ce qu’il dit être l’irresponsabilité et l’égoïsme de ceux qui rejettent le vaccin et a déclaré qu’il ne se conformerait pas aux exigences des manifestants anti-vaccin et anti-santé qui ont manifesté à travers la France au cours des trois derniers week-ends.

“Des dizaines de milliers de personnes ont perdu la raison au point de dire que nous vivons sous une dictature”, a déclaré Macron à Paris Match dans une interview publiée mercredi.

Le gouvernement a déclaré que la pression renouvelée sur le système de santé souligne la nécessité d’un permis de santé.

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Les hôpitaux de la Côte d’Azur, de Corse et de la région sud Occitanie ont de nouveau lancé cette semaine leurs plans de gestion de crise qui incluent le report de certaines chirurgies pour libérer des lits.

Au restaurant La Cabasse, près de la ville portuaire méditerranéenne de Toulon, le directeur Laurent Bondil a déclaré qu’il était sûr qu’une carte de santé nuirait à ses revenus mais qu’il respecterait la nouvelle réglementation.

“Chaque jour, il y a une nouvelle règle. Mais ce qui compte, c’est que nous soyons toujours là.”

Emmy Tailler

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