La conférence de Bagdad est un tournant régional

Une conférence unique à Bagdad samedi est censée réunir de hauts responsables et dirigeants régionaux, y compris Président de la France Qui est dans la capitale irakienne. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi et le roi de Jordanie Abdallah II ont déclaré qu’ils prévoyaient d’y assister. Il n’était pas clair s’ils avaient atteint Bagdad le matin, mais l’avion de Macron a volé toute la nuit. L’important est que la presse régionale considère cette rencontre comme importante. Le journal jordanien Al-Ghad l’a décrit comme un tournant.

L’un des responsables a déclaré que ce “sommet rassemble des voisins régionaux ainsi que d’autres pays”, expliquant que “l’Irak avait un rôle régional particulier”. Un autre responsable a déclaré que le but de la visite était “de soutenir l’Irak et le peuple irakien. Cette période est très importante pour l’Irak à l’approche des élections d’octobre”. Un reportage du journal “Le National” indiquait que Macron “veut exprimer son soutien à l’Irak et au processus politique et démocratique”.

Bagdad accueillera samedi Sommet du voisinage de l’IrakSelon les médias locaux, avec une large participation internationale et régionale, et de grands espoirs pour le retour du rôle historique de l’Irak dans la région. Les rapports ont indiqué que “depuis jeudi dernier, la capitale irakienne, Bagdad, a été témoin d’un déploiement sécuritaire et militaire accru près d’institutions gouvernementales et diplomatiques sensibles, coïncidant avec la convocation du sommet”.

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Des informations parues dans les médias d’Al-Ain ont indiqué que des invitations avaient été envoyées aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi qu’aux pays voisins de l’Irak et aux pays de la région, selon le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein.

Il y a deux jours, des délégations arabes et étrangères ont commencé à arriver à Bagdad, se préparant à participer au sommet du dialogue régional, sur la base des invitations faites par l’Iraq aux chefs des pays régionaux et arabes, ainsi que des pays européens et occidentaux, tandis que le niveau de représentation et de rotation de la plupart des pays participant au sommet était selon des fuites et des nouvelles non confirmées.

Le comité préparatoire de la conférence de Bagdad a annoncé, jeudi soir, les pays et organisations internationales qui ont confirmé leur participation à la conférence, tout en précisant la raison pour laquelle les noms des dirigeants participants n’ont pas été annoncés jusqu’à présent. Il est clair que le caractère confidentiel peut permettre à des responsables iraniens, turcs et même saoudiens de se rencontrer. Les fonctionnaires peuvent également venir du Golfe.

Les pays participants sont la Turquie, l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Égypte, le Koweït, la Jordanie et le Qatar [United Arab] Le chef du comité, porte-parole de la Conférence de Bagdad, Nizar Al-Khairallah, a déclaré lors d’une table de dialogue avec un certain nombre de médias émiratis, la France, la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe et l’Organisation de la coopération islamique.

Le président irakien Barham Salih marche avec le nouveau président iranien Ibrahim Raisi lors d’une réunion à Téhéran (Source : Reuters)
L’Irak ne veut pas être une zone de conflit. Souffré de milices fidèles à l’Iran, Problèmes Ainsi que les raids aériens turcs ces dernières années. La conférence est censée montrer que Bagdad peut désormais rassembler la région. “La conférence envoie des messages positifs aux institutions concernées par le développement économique et l’attraction de capitaux”, a ajouté le responsable. Le sommet vise à donner à l’Irak un “rôle constructif et global dans la résolution des crises qui affligent la région”, selon Al-Ain.

Si l’Irak parvient à y parvenir et à réunir des responsables de pays aussi disparates que l’Iran, la Turquie et l’Arabie saoudite, ainsi que la France, l’Égypte, la Jordanie et d’autres grands États du Golfe, ce sera un message sans précédent.

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Il montrera également comment les dirigeants américains ont été marginalisés dans la région. L’Amérique quitte l’Afghanistan et beaucoup pensent que les États-Unis se retirent de la région. Washington a abandonné de nombreuses installations en Irak ces dernières années alors que les milices pro-iraniennes ciblaient les forces américaines. La Turquie a bombardé les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis en Syrie, craignant que la coalition dirigée par les États-Unis contre l’Etat islamique ne se soucie plus d’eux. Pendant ce temps, l’Irak avance – et la France aussi.

Désiré Faure

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