1038143 le secretaire d etat americain rex tillerson g et le ministre des affaires etrangeres du qatar cheikCredit : LiberationDoha et Washington ont signé un accord qui permet de consolider la surveillance des flux financiers qui émanent du Qatar à destination du Moyen-Orient. Dans l’œil du cyclone depuis plus d’un mois, l’émirat s’estime renforcé par cet accord qui prouve sa bonne foi en matière de lutte contre le terrorisme.

Ce partenariat a été rendu possible suite à la visite du chef de la diplomatie américaine à Doha. Dans le cadre de sa tournée dans le Golfe, Rex Tillerson s’est en effet arrêté au Qatar où il a eu des entretiens avec son homologue qatari ainsi qu’avec l’émir Tamim ben Hamad al-Thani.

170627123132 01 tillerson al thani file exlarge 169Alors que la crise s'installe dans sa troisième semaine, les Etats-Unis s'activent pour trouver une issue. A cinq jours de la fin de l'ultimatum fixé par les auteurs du blocus, le Qatar semble ne pas devoir s’incliner.

Mardi 27 juin, le chef de la diplomatie américaine a appelé les différents acteurs de la crise du Golfe à rester « ouverts à la négociation ». Cette déclaration arrive alors que Rex Tillerson s’est entretenu successivement avec ses homologues saoudien et qatari sans que ces rencontres ne donnent lieu à des avancées majeures.

5148612 3 de5f le prince mohammed ben salman assiste aux 5dbc1919482dcafcb82420743f5b5066Vendredi 23 juin, Riyad, Abou Dhabi, Manama et Le Caire ont adressé via le Koweït une surprenante liste de doléances au Qatar dans le but de mettre fin à la crise. Composé de treize points, le texte qui fait figure de demande de capitulation à l’adresse de Doha risque d’envenimer un climat régional de plus en plus critique.

Dans l’ordre, cette liste exige du Qatar les mesures suivantes :

1) La rupture de toute coopération militaire et sécuritaire avec l’Iran en abaissant le niveau des relations et en fermant la représentation diplomatique de Téhéran à Doha.

5133902 6 26de l emir du qatar le cheikh tamim ben hamad 3b81061e1f0b03ea849cfa34bfd36101Credit : Le MondeJe diffuse ici l’intégralité de ma tribune publiée vendredi 16 juin dans le journal Le Monde au sujet de l’actuelle crise du Golfe.

Dans une tribune au « Monde », le chercheur spécialiste du Qatar Nabil Ennasri analyse pourquoi la diplomatie d’engagement du petit émirat au profit du « printemps » arabe s’oppose à l’hégémonie saoudienne et dessine les contours d’une guerre froide dans le Golfe.

erdogan tamim turquie qatar 1Crédit : Tunisie focusCela fait désormais plus d’une semaine que la crise du Golfe a débuté et que le Qatar est soumis à un sévère blocus. Au delà de l’actualité immédiate, ce conflit entre monarchies pétrolières doit nous amener à comprendre que le Moyen-Orient est entré dans un nouveau cycle d’alliances qui va durablement recomposer l’équation stratégique régionale.

Disons-le sans ambages : la crise qui traverse la région du Golfe n’est pas passagère. Mûrie depuis longtemps, l’offensive saoudo-émirienne a de grandes chances de monter encore en puissance étant donné la détermination des élites dirigeantes à Riyad et Abou Dhabi de faire plier Doha.

0506 qatar arabie saouditeCredit : euronewsLa crise entre le Qatar et plusieurs pays arabes qui a débuté lundi 5 juin 2017 n’est pas prête de s’éteindre. Etant donné la complexité de la situation, L’observatoire du Qatar vous propose cet article qui permet, en répondant à cinq questions, de comprendre les véritables tenants et aboutissants d’une affaire qui va durablement recomposer l’équation stratégique de la région.

Où en est-on aujourd’hui dans la crise entre le Qatar et ses voisins ?

La situation est très volatile et elle évolue de jour en jour et même d’heure en heure. Mais aujourd’hui, mercredi 7 juin 2017 à midi, voilà ce que l’on peut dire.

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