Trump US Kuwait 26202.jpg a8fa6 c0 200 4777 2985 s885x516Credit : Washington TimesL'émir du Koweït a débuté une visite officielle aux États-Unis jeudi 7 septembre. Ce déplacement qui s'inscrivait dans le cadre d'un renforcement des relations bilatérales fut l’occasion pour le monarque de tenir des propos qui esquissent un basculement de la position de l’émirat dans la crise qui secoue la région du Golfe depuis plus de trois mois.

Le conflit qui oppose le Qatar à ses voisins est en passe de dépasser les 100 jours et tout porte à croire qu’il risque de s’installer dans la durée. Du côté des pays du blocus, la sensation d’avoir perdu la bataille de l’image et de faire face à une résistance aussi coriace qu’inattendue n’a fait qu'enflammer les esprits. Preuve de cette tension, une récente chanson où de grands noms de la scène musicale saoudienne et irakienne est devenue virale du fait des menaces à l’encontre du Qatar qu’elle contenait.

1403 birmanie rohingyas 01Credit : ArteAlors que la situation des Rohingyas continue à s'aggraver, la Turquie et le Qatar font partie des seuls pays musulmans qui sont montés au créneau pour dénoncer le calvaire que vit cette minorité musulmane. De son côté, l'Arabie Saoudite qui continue de se présenter comme la gardienne des Lieux Saints et la dépositaire du message de l'islam, se mure dans un silence que de nombreux musulmans à travers le monde condamnent.

Le drame que connaît la population Rohingya en Birmanie date depuis de nombreuses années. Mais ces derniers jours, la situation de cette minorité a connu une grave détérioration. Des dizaines de milliers de civils ont ainsi été contraints à quitter leurs domiciles et à se réfugier dans des camps de fortune à l'intérieur du pays ou au Bangladesh, pays voisin. L'armée ainsi que des moines extrémistes bouddhistes multiplient les exactions à l'encontre de cette population que l'ONU a qualifiée en 2013 de « minorité la plus persécutée de la planète ».

C7RhwZlX4AAbC5OC’est un livre qui vient de paraître et qui fait des révélations fracassantes. En étayant sa démonstration de nombreuses preuves, l’ouvrage "Marine est au courant de tout..." sorti il y a quelques semaines en librairie, détaille comment les Emirats arabes unis ont approché Marine Le Pen pour lui proposer des financements. Le but de l’opération de séduction ? Faire du Front National, dont Abou Dhabi espérait la victoire aux dernières élections, un allié de poids dans la confrontation qu’il mène contre le Qatar. Focus.

Marine Turchi et Mathias Destal sont deux journalistes qui couvrent l’actualité du Front National (FN) depuis plusieurs années. Leur ouvrage qui vient de sortir en librairie fait partie des contributions qui apportent d'utiles éclairages sur les dysfonctionnements des partis politiques français, en particulier du Front National. On y apprend beaucoup sur l’histoire du mouvement d’extrême-droite, sur ses réseaux patiemment tissés ou les ressorts de la bisbille qui oppose le fondateur du mouvement à sa fille. Avec une précision qui sied aux journalistes d’investigation, l’essai livre l’envers du décor d’un parti qui n’a eu de cesse de vouloir faire le ménage dans la vie politique alors qu’il est au centre d’une nébuleuse d’acteurs, d’intérêts et de convoitises qui n’a rien à envier à ce qui se trame parfois dans les autres partis de gouvernement.

2017 07 21t203239z 1105286390 rc1edfbdc070 rtrmadp 3 gulf qatar emir 0Credit : ReutersL’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a prononcé un discours télévisé vendredi 21 juillet au soir. Très attendue, cette allocution a été retransmise en direct par la télévision nationale et reprise par les grands canaux d’information régionaux comme al-Jazeera.

Preuve de l’importance du moment, les chaînes d’information aux capitaux saoudo-émiriens comme al-Arabiya ou Sky News Arabiya ont elles aussi diffusé le discours du chef de l’Etat. D’une quinzaine de minutes, ce dernier a visé deux publics. D’abord, la population autochtone qatarie puis l’opinion arabe en général et celle du Golfe en particulier.

1038143 le secretaire d etat americain rex tillerson g et le ministre des affaires etrangeres du qatar cheikCredit : LiberationDoha et Washington ont signé un accord qui permet de consolider la surveillance des flux financiers qui émanent du Qatar à destination du Moyen-Orient. Dans l’œil du cyclone depuis plus d’un mois, l’émirat s’estime renforcé par cet accord qui prouve sa bonne foi en matière de lutte contre le terrorisme.

Ce partenariat a été rendu possible suite à la visite du chef de la diplomatie américaine à Doha. Dans le cadre de sa tournée dans le Golfe, Rex Tillerson s’est en effet arrêté au Qatar où il a eu des entretiens avec son homologue qatari ainsi qu’avec l’émir Tamim ben Hamad al-Thani.

170627123132 01 tillerson al thani file exlarge 169Alors que la crise s'installe dans sa troisième semaine, les Etats-Unis s'activent pour trouver une issue. A cinq jours de la fin de l'ultimatum fixé par les auteurs du blocus, le Qatar semble ne pas devoir s’incliner.

Mardi 27 juin, le chef de la diplomatie américaine a appelé les différents acteurs de la crise du Golfe à rester « ouverts à la négociation ». Cette déclaration arrive alors que Rex Tillerson s’est entretenu successivement avec ses homologues saoudien et qatari sans que ces rencontres ne donnent lieu à des avancées majeures.

Page 1 sur 15