Renforcement des initiatives de développement durable au Qatar

lundi, 27 mars 2017 23:22

qatarenergierenouvableCredit : MapecologySoucieux de coller à l’objectif mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Qatar a impulsé diverses initiatives en matière d’optimisation énergétique. Ces projets sont également à mettre au crédit de la transition économique que l’émirat s’est fixé dès la fin des années 1990.

Souvent pointé du doigt pour son modèle de consommation alliant luxe et gaspillage, le Qatar a entrepris depuis quelques années une politique publique novatrice afin d’orienter la société vers une intégration accrue de la préoccupation écologique dans la vie quotidienne. Plutôt timide au début des années 2000, ce virage s’est accentué au fil du temps à mesure que la question du dérèglement climatique dominait les esprits et s’installait en tête de l’agenda international. Cette attention a pris une dimension encore plus grande après l'accueil à Doha de la 21e Rencontre des Nations unies sur le réchauffement du climat (COP 18) en décembre 2012. Soumis à d’intenses critiques dénonçant l’émirat comme le plus grand pollueur par habitant au monde, les autorités ont alors emprunté une voie mêlant réduction de l'empreinte écologique et conversion économique.

C’est dans ce cadre qu’il faut situer les différents projets menés récemment par la compagnie générale de l’électricité et des eaux du Qatar « Kahramaa » (Qatar Electricity and Water Company). Celle-ci vient de lancer un concours pour le choix de la meilleure initiative d’énergie renouvelable. L’opération fait partie d’un programme national de mise en valeur des projets éco-compatibles. Baptisé « Tarchid » (« Orientation » en arabe), il vise à rassembler auprès d'acteurs économiques ou du public des initiatives, innovations ou projets qui ont pour point commun la préservation de l’environnement.

Dans le même esprit, Kahramaa s’est liée avec Qatar Petroleum (QP) pour lancer le plus grand projet de production d’énergie solaire du pays. Selon la presse locale, la joint-venture née de ce rapprochement est sur le point d’être finalisée au niveau juridique. Nommée « Siraj Power », elle est dotée d’un capital de 500 millions de dollars, 60% étant détenu par Kahramaa et le reste à QP. L’ambition des deux groupes est d’aller vite : les travaux de construction devront débuter l’été prochain et prendre fin trois ans plus tard. Le vaste parc devra produire à court terme environ 200 MégaWatts (MW) d’énergie tout en offrant la possibilité de s’étendre pour atteindre dans une autre phase la barre des 5000 MW.

 

Laissez un commentaire